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Guerre en Iran : derrière ses nouvelles menaces, le mépris de Donald Trump pour le droit international

· Français· L'Express

Ce sont des règles dont Donald Trump semble toujours plus s’écarter. À mesure que l’“excursion” militaire ordonnée par ses soins en Iran se prolonge, le président américain est confronté à un casse-tête : faut-il jouer l’apaisement sur le plan diplomatique, se retirer précipitamment sans avoir obtenu la chute du régime ou glisser vers une escalade de plus en plus incontrôlable ?

Ces derniers jours, le milliardaire paraissait favoriser la dernière option.

Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social dimanche 5 avril, il a ainsi lancé un ultimatum de 48 heures à Téhéran pour trouver un accord ou ouvrir ce “foutu détroit” d’Ormuz.

Dans le cas inverse, il promet de “déchaîner les enfers” sur l’Iran, en frappant dès mardi “les centrales électriques” et “les ponts” du pays.

Au mépris, une fois encore, du droit international.

Centrales électriques et ponts, prochaines cibles en Iran ?

Depuis leur entrée en guerre le 28 février dernier, les États-Unis ont visé des milliers de cibles à travers la République islamique.

Mais le bombardement de telles infrastructures civiles, indispensables à la vie quotidienne des Iraniens, marquerait une nouvelle étape dans la logique destructrice assumée par Donald Trump .

Ce dernier assure être prêt à “ramener” le pays “à l’âge de pierre” - “là où est sa place”, dit-il - sans concession réalisée par le régime des mollahs.

Et ce, quitte à autoriser des opérations pouvant relever de véritables crimes de guerre au regard du droit international.

Viser des centrales électriques, des ponts, voire des usines de dessalement, serait par exemple contraire au protocole additionnel aux conventions de Genève relatif à la protection des victimes des conflits armés internationaux de 1977.

Un texte signé, mais pas ratifié, par Washington.

L’article 54 de ce document, appelé le Protocole I, dispose qu’“il est interdit d’attaquer, de détruire, d’enlever ou de mettre hors d’usage des biens indispensables à la survie de la population civile (…) en vue d’en priver, en raison de leur valeur de subsistance, la population civile”.

De façon générale, le droit international distingue bien les intérêts militaires du cas des populations civiles.

Une exception est présente dans cet article à ce sujet.

Si un site civil constitue “un appui direct d’une action militaire” d’une partie, il peut alors figurer comme une cible légitime par un belligérant.

Certains officiels américains insistent à ce titre sur le caractère essentiel selon eu

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