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Pierre Kosciusko-Morizet et Emmanuel Freund, le pari du jeu éducatif : "Certaines applis n’apprennent rien à vos enfants"

· Français· L'Express

De Clair Obscur à Assassin’s Creed , la France est une nation qui compte dans les jeux vidéo.

Mais derrière ces brillantes réussites, les titres éducatifs ont plus de mal à trouver leur place depuis le succès d’ Adibou dans les années 90.

PowerZ entend bien lui succéder.

Emmanuel Freund, son créateur, s’était déjà distingué dans le secteur du gaming avec la création de Shadow (ex-Blade).

Il est à nouveau épaulé par l’investisseur Pierre Kosciusko-Morizet, père du site de vente en ligne PriceMinister.

Les deux amis partagent un peu plus qu’un projet : un amour du jeu au sens large, une certaine vision de l’éducation, des valeurs.

Et la conviction que l’intelligence artificielle vient ouvrir de nouvelles portes, tant dans la conception des jeux que dans la création des contenus éducatifs.

PowerZ revendique aujourd’hui un million d’utilisateurs, et des métriques de rétention comparables à Fortnite .

L’ambition : ni plus ni moins que devenir le champion européen de l’éducation par le jeu.

Avant qu’un Google, Tencent ou ByteDance ne s’en chargent à leur place.

L’Express : Vous vous êtes rencontrés lors d’une partie de cartes.

C’est le jeu qui vous a rapproché ?

Emmanuel Freund : Oui, à la belote !

Nous jouons toujours ensemble, de temps en temps, aux échecs.

Le jeu nous a rapprochés et nous a probablement fait prendre conscience que nous partagions les mêmes valeurs.

Nous avons la même conception de l’éducation.

Pierre Kosciusko-Morizet : Nous partageons une même passion pour les jeux de stratégie.

Dans la concentration extrême que requièrent les échecs, on ressent un bonheur intense.

Je ressens cela aussi dans la musique.

Et j’éprouvais déjà cela en faisant des maths.

Quand on aime les mathématiques , on a l’impression que c’est un jeu.

J’ai eu la chance d’avoir des professeurs qui m’ont donné le goût de cette discipline.

C’est l’idée directrice de PowerZ : on apprend mieux en s’amusant.

Et tout jeu apprend quelque chose.

Pourquoi avoir choisi le jeu vidéo éducatif ?

E.F : J’ai grandi avec les jeux vidéo et aujourd’hui encore je joue une heure par jour.

Ces jeux m’ont beaucoup enrichi car ils reposaient sur des règles qu’il m’a fallu maîtriser.

J’ai appris l’anglais avec les jeux LucasArts, et l’économie avec World of Warcraft .

J’ai adoré aussi les Indiana Jones : on se baladait et on posait des questions.

Il fallait résoudre des énigmes.

P.K-M. : J’ai beaucoup moins joué aux jeux vidéo qu’Emmanuel !

Seulement de la sixième à la

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