Guerre au Moyen-Orient : cinq pays européens appellent à taxer les bénéfices exceptionnels des entreprises pétrolières
Dans un courrier adressé au commissaire européen au climat, Wopke Hoekstra, ce vendredi 3 avril, cinq ministres européens de l’Economie et des finances, dont l’espagnol Carlos Cuerpo, ainsi que ses homologues autrichien, allemand, italien et portugais ont demandé la mise en place d’une taxe sur les bénéfices exceptionnels réalisés par les entreprises énergétiques, face à la hausse des prix des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient .
Selon le ministre de l’Économie espagnol Carlos Cuerpo, une telle mesure “allégerait la charge pesant sur les consommateurs et les contribuables”.
Dans leur courrier, dont une copie a été publiée sur X, les cinq ministres signataires estiment que cette taxe “enverrait également un message clair selon lequel ceux qui tirent profit des conséquences de la guerre doivent faire leur part pour alléger la charge pesant sur le grand public” .
Ministers🇦🇹Markus Marterbauer 🇵🇹 @JMirandSarmento 🇩🇪 @larsklingbeil 🇮🇹Giancarlo Giorgetti and 🇪🇸 I are asking @EU_Commission to explore a temporary solidarity instrument for energy companies to contribute from war-driven windfall profits & ease the burden on consumers and taxpayers pic.twitter.com/3SDxaB67Tw — Carlos Cuerpo (@carlos_cuerpo) April 4, 2026 Mesure similaire déjà appliquée en 2022 Depuis le début de la guerre en Iran, les cours du pétrole et du gaz n’ont cessé d’augmenter, et ce, même si l’Union européenne ne s’approvisionne pas principalement au Moyen-Orient.
Mais la hausse des prix mondiaux affecte malgré tout jour après jour les entreprises et les ménages européens.
En France, le litre de gazole culmine actuellement à 2,19 euros dans les stations-service.
Soit une augmentation de 45 centimes, depuis le 28 février.
Le sans-plomb-95 est quant à lui affiché à 2,01 euros en moyenne en France.
Ces prix records s’expliquent par la hausse du baril de pétrole , lourdement affecté par le blocage iranien du détroit d’Ormuz.
Dans leur lettre, les cinq ministres signataires ont rappelé qu’une mesure similaire à leur demande avait été mise en œuvre en 2022, après le début de la guerre en Ukraine . “Compte tenu des distorsions actuelles du marché et des contraintes budgétaires, la Commission européenne devrait rapidement mettre au point un instrument de contribution similaire à l’échelle de l’UE, reposant sur une base juridique solide”, ont-ils écrit.
En 2022, face aux profits records du secteur pétrogazier, plusieurs pays avaient en effet instauré des mesures de
原文链接: L’Express
