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RSA et minima sociaux : ces modèles européens dont la France pourrait s'inspirer

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Comparer les lois, les chiffres, les phénomènes de société, les politiques publiques…

Chaque semaine, L’Express explore les pratiques de nos voisins européens afin de trouver les meilleures inspirations sur notre continent et nourrir ainsi le débat en France.

Les Français ne cesseront jamais de surprendre par leurs paradoxes .

De tendance socialiste lorsque s’invite dans le débat le recul de l’âge de départ à la retraite ou l’instauration d’une taxe sur les plus hauts revenus , ils le sont beaucoup moins sur d’autres questions socio-économiques, comme celle des prestations sociales.

Plus de trois quarts d’entre eux (77 %) souhaitent leur plafonnement, révélait cet été un sondage Odoxa.

Et ce, toutes obédiences confondues : 89 % des sympathisants de droite et 58 % de gauche se disent favorables à ce type de restrictions.

Aussi, Bruno Retailleau a-t-il remis sur la table en début d’année l’une des mesures issues d’une loi du groupe LR à l’Assemblée qui suggérait de plafonner les allocations à 70 % du Smic.

Si elle se concrétise, cette restriction serait une première sur le Vieux Continent et constituerait un changement de paradigme pour la France, qui fait encore partie, selon l’Ifrap, des pays les plus laxistes en matière de critères d’attribution des aides sociales non contributives, dont le coût pour l’Etat s’est élevé en 2024 à quelque 33,3 milliards d’euros.

Dans cette nouvelle ère où les débats sur l’état des deniers publics ne se limitent plus à la séquence budgétaire automnale, L’Express s’est penché sur les modèles sociaux de nos voisins, en se concentrant sur les équivalents européens du RSA.

Aux mains des départements, cette prestation non contributive, dont les conditions d’accès ont été durcies l’an dernier, a été versée à 1,8 million de foyers, selon les données de la DREES, pour une facture tutoyant les 12 milliards d’euros.

Tour d’horizon.

En Espagne, un dispositif jeune aux résultats mitigés Alors que la naissance du RMI - l’ancêtre du RSA - remonte à 1988, son équivalent espagnol n’a vu le jour qu’en 2020.

En pleine pandémie de Covid-19, la péninsule ibérique est, comme le reste du Vieux Continent, mise sous cloche.

L’activité économique quasiment à l’arrêt accroît le risque d’une recrudescence de la pauvreté, d’autant que le marché du travail espagnol regorge de contrats précaires qui offrent une couverture moindre en cas de turbulences.

C’est alors que le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez accède à une demande des sy

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