Guerre en Iran : l’UE revoit la stratégie de la mission militaire Aspides
Les “systèmes de corruption” de l’Iran dans le détroit d’Omruz sont “inadmissibles”, a jugé Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne, ce jeudi 2 avril.
Pour répondre au blocage de Téhéran de cette zone du golfe Persique, et sécuriser les routes maritimes, l’Union européenne va élargir le mandat de sa mission militaire Aspides .
Composée de trois navires de guerre dont un français, Aspides a été inaugurée en février 2024 par l’Union européenne .
Actuellement déployée en mer Rouge, elle a été créée pour protéger les navires marchands des attaques des rebelles houthis - l’organisation islamiste yéménite alliée de l’Iran - dans cette zone. “Purement défensive”, elle tient son nom du grec ancien aspis , qui peut être traduit par “bouclier”.
Selon la diplomatie européenne, Aspides a porté son assistance à quelque 1 700 navires.
Selon les termes de son mandat, trois missions ont été attribuées à la flotte maritime : accompagner les navires qui traversent des zones sensibles, les défendre contre les diverses menaces en mer, et assurer une bonne connaissance de la situation maritime.
Aspides a donc exclusivement pour rôle de défendre et protéger les navires ciblés par des attaques.
Elle ne mène aucune frappe terrestre.
Désormais, la mission assumera des mesures plus larges, visant à protéger les principales routes maritimes des perturbations causées par la guerre entre les Etats-Unis , Israël et l’Iran.
La décision a été prise à la suite d’une conférence, ce jeudi, visant à discuter d’une action commune pour rouvrir le détroit d’Ormuz .
Plus de 40 pays ont participé à cette visioconférence organisée par la ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper.
Le 1er avril, le conseil européen publiait également le mandat actualisé d’Aspides.
Entre autres : “collecter et partager des informations sur les activités suspectes visant des infrastructures sous-marines critiques, et contribuer au renforcement des capacités en formant les forces maritimes djiboutiennes”.
Un “bien public mondial” Sur X, Kaja Kallas a qualifié le détroit de “bien public mondial” et a jugé inadmissible que “l’Iran exige des pays qu’ils paient pour laisser passer leurs navires”.
La diplomate a rapporté que “des mesures diplomatiques, économiques et de sécurité visant à rétablir la sécurité de la navigation” ont été examinées par les dirigeants qui ont répondu présents.
Thank you @YvetteCooperMP for convening a call of over 40 countries on the Strait of Hormuz.
原文链接: L’Express
