Purge au Pentagone : le grand ménage de Pete Hegseth en pleine guerre en Iran
Un Pentagone de moins en moins gradé, marqué par un nouveau départ.
Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a renvoyé, jeudi 2 avril, le chef d’état-major de l’armée de terre, le général Randy George.
Sans évoquer aucune raison, le Pentagone a signifié dans un communiqué que l’officier de 61 ans, en poste depuis septembre 2023, allait quitter ses fonctions “avec effet immédiat”, partant à la retraite de manière anticipée. “Le Département de la Guerre est reconnaissant pour les décennies de service du général George à notre nation”, a publié sur X le porte-parole du Pentagone Sean Parnell.
Le licenciement du général George n’est pas l’unique départ selon le New York Times puisque le général David M.
Hodne, qui avait été promu en octobre à la tête du commandement de transformation et d’entraînement de l’armée, et le général de division William Green Jr, chef du corps des aumôniers de l’armée de terre, ont également été renvoyés.
Selon le même article, le général Christopher LaNeve, assistant militaire principal d’Hegseth au Pentagone puis vice-chef d’état-major de l’armée, devrait être promu chef d’état-major de l’armée de terre.
Modernisation de l’armée Le départ du général George marque une nouvelle étape dans la purge effectuée depuis quelque temps par le secrétaire à la Défense, qui a désormais remplacé la majorité des chefs des armées.
Fin février, le général CQ Brown, qui présidait le Comité des chefs d’état-major interarmées, et l’amiral Lisa Franchetti, qui commandait les opérations navales, ont tous les deux été renvoyés par Pete Hegseth.
Le général David Allvin, chef d’état-major de l’armée de l’air, et son adjoint, le général James Slife, avaient subi le même sort.
Nommé par Joe Biden en 2023, le général George avait également été conseiller militaire principal de Lloyd Austin, le secrétaire à la Défense du successeur de Biden.
Depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, il avait œuvré à la modernisation de l’armée et notamment à l’achat de drones et de nouvelles technologies pour les soldats dans le cadre du programme “transformation en contact”.
Alors qu’il a servi à de multiples reprises en Afghanistan et en Irak, il a régulièrement préféré retirer ses troupes de batailles sanglantes et incertaines, pour se concentrer sur la protection de la population.
En pleine guerre en Iran , le départ d’un général aussi expérimenté dans la région a provoqué la colère des officiers supérieurs, de plus en plus conscients de la mainmise
原文链接: L’Express
