Donald Trump limoge Pam Bondi : la chute d’une fidèle parmi les fidèles
Garder la face à défaut d’avoir pu conserver son emploi.
Pam Bondi a suivi cette règle pendant plusieurs heures entre mercredi et jeudi.
Alors que le président américain a annoncé le renvoi de sa procureure générale des États-Unis dans une publication sur son réseau Truth Social jeudi 2 avril, l’ancienne lobbyiste avait appris la nouvelle la veille, selon le Wall Street Journal , en se rendant à l’audience sur le droit du sol à la Cour suprême dans la voiture présidentielle, aux côtés du locataire de la Maison-Blanche.
Un trajet de trois kilomètres pendant lequel le républicain, qui avait pris sa décision plus tôt dans la semaine, lui a confié “qu’il [était] temps”.
Pam Bondi se savait sur la sellette.
Elle paie sa gestion chaotique de l’affaire Epstein , dont les dossiers ont été rendus publics en début d’année.
Des fichiers mal anonymisés, mal organisés mais surtout un rétropédalage acrobatique.
En février 2025, elle affirmait qu’elle avait sur son bureau une “liste de clients” de Jeffrey Epstein, alimentant de nombreuses théories du complot, avant d’être contredite par le FBI et le ministère de la Justice, quelques mois plus tard. “Travail terrible” Mais ce chamboulement dans l’administration Trump porte surtout la marque de l’ingérence décomplexée du milliardaire autoritaire.
Depuis le début de l’année, Donald Trump mettait la pression sur la procureure générale, lui reprochant de ne pas avoir maîtrisé les retombées de l’affaire Epstein mais surtout de ne pas avoir su poursuivre plusieurs de ses ennemis politiques, comme l’ancien directeur du FBI James B.
Comey et la procureure générale de l’État de New York, Letitia James.
Pourtant, Pam Bondi avait multiplié les ronds de jambe pour apaiser le président américain.
Selon plusieurs procureurs de son département, elle a multiplié les occasions pour poursuivre plusieurs cibles de Donald Trump, des affaires finalement bloquées par des jurys.
Symbole des efforts considérables, à l’excès, que la ministre avait faits pour satisfaire Trump, un immense portrait du président avait été déroulé sur la face du ministère de la Justice en février.
Sans succès.
Car les reproches du chef de l’Etat envers Pam Bondi persistent depuis janvier.
N’hésitant pas à montrer à des visiteurs de la Maison-Blanche les vives critiques envers sa ministre postées sur les réseaux sociaux, il avait estimé qu’elle faisait un “travail terrible” lors d’un événement sportif en janvier dernier.
Selon le Wall Street Journal , D
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