En Hongrie, la dérive progressive de Viktor Orban
Le passé permet souvent d’éclairer l’actualité.
Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une , on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
La guerre dont parle Viktor Orban c’est celle en Ukraine, qui se déroule aux portes de la Hongrie.
Le Premier ministre en a fait son argument de campagne, alors que les Hongrois doivent voter pour les élections législatives le 12 avril prochain .
Et c’est à ce scrutin que L’Express consacre sa Une cette semaine, avec les articles de Charlotte Lalanne, grand reporter au service Monde.
En 20 ans, Viktor Orban a imposé sa “démocratie illibérale”, transformant la Hongrie en un modèle de dérive autoritaire.
Accusé d’être le pays le plus corrompu et liberticide de l’UE, Budapest voit 18 milliards d’euros de fonds européens gelés pour violations de l’Etat de droit.
Le Fidesz a verrouillé les institutions et instauré un “capitalisme de connivence” au profit de ses proches.
C’est là le bilan des 16 années de pouvoir de Viktor Orban.
Le Premier ministre hongrois a donc bâti sa stratégie : pointer du doigt Volodymyr Zelensky, que soutiendrait son adversaire Peter Magyar, et avec eux l’Union européenne.
Mais La stratégie du bouc émissaire d’Orban s’essouffle.
Pour la première fois depuis 2010, l’opposition s’unit derrière Peter Magyar et son parti Tisza.
Cet ancien allié du pouvoir devance désormais largement le Fidesz dans les sondages, avec 52 % d’intentions de vote contre 37 %.
Le vote est donc très surveillé : d’un côté par tous les alliés européens d’extrême droite d’Orban ; de l’autre, par les défenseurs de la démocratie.
Viktor Orban est donc aujourd’hui susceptible de perdre son fauteuil.
Mais ça ne serait pas une première : le chef de file de l’extrême droite hongroise a déjà dû quitter son poste de Premier ministre il y a quelques années.
Malgré tout, il règne sur la politique du pays depuis près de 30 ans.
Dans cet épisode d’Hier à la Une, on vous propose de revenir sur ce qu’en disait L’Express il y a quelques années.
Arrivé au pouvoir en 1998, Viktor Orban perd son siège en 2002 au profit de la gauche, et ce malgré son virage idéologique du centre gauche à une droite affirmée.
Ce n’est que huit ans plus tard qu’il retrouve son fauteuil de Premier ministre.
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