Guerre en Iran : avant son allocution à la nation, le flou persistant de la stratégie de Donald Trump
Insondable Donald Trump.
Lancée depuis le 28 février dernier, la guerre des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran se poursuit.
Tandis qu’il avait annoncé au début du conflit une durée de “quatre à cinq semaines” d’ opération militaire au Moyen-Orient , le président américain doit s’adresser dans la nuit de mercredi 1ᵉʳ au jeudi 2 avril à la nation, lors d’une allocution officielle.
Après plus d’un moins de frappes sur la République islamique, le républicain “donnera d’importantes nouvelles informations sur la situation en Iran”, a indiqué, sur X, la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt.
Des annonces majeures sont-elles à attendre ?
Comme souvent avec Donald Trump, impossible de le prédire avant le début de sa prise de parole.
Volonté de négocier… et menace de frapper plus fort Imprévisible et tempétueux, le milliardaire a multiplié les messages contradictoires sur les réseaux sociaux depuis le début de la guerre.
Ces derniers jours, il a continué à entretenir un certain flou sur ses intentions.
Dans un long message publié lundi sur son réseau social Truth Social, Donald Trump a d’abord salué “des progrès considérables” réalisés avec l’Iran lors de “pourparlers sérieux avec un nouveau régime, plus raisonnable”.
Si des contacts ont bel et bien été reconnus par les dirigeants iraniens par le biais de l’émissaire américain Steve Witkoff , Téhéran affirme pour autant ne pas considérer cette approche comme de véritables négociations. “La confiance est nulle”, a justifié le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.
Quoi qu’il en soit, malgré cette légère main tendue, Donald Trump menace dans le même temps de bombarder encore plus fort le pays si “un accord n’est pas trouvé – ce qui est fort probable –” ou si le détroit d’Ormuz demeure partiellement bloqué.
Le cas échéant, “nous mettrons un terme à notre ‘agréable’ séjour en Iran en détruisant complètement toutes leurs centrales électriques, leurs puits de pétrole et l’île de Kharg (et peut-être aussi toutes les usines de dessalement !)”, a-t-il promis, toujours dans le même message.
Pas à un zigzag près, le président américain a précisé mardi que les Etats-Unis pourraient quitter la région d’ici à “deux, peut-être trois semaines”. “Tout ce que j’ai à faire c’est partir de l’Iran, et nous le ferons très bientôt, et ils dégringoleront”, a-t-il assuré, devant la presse.
Brouillant encore un peu plus les pistes, Donald Trump a de nouveau évoqué ce mercredi sa volonté de
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