Donald Trump face à la Cour suprême : le pari risqué du président américain
C’est une première dans l’histoire des Etats-Unis.
Donald Trump assiste bien, ce mercredi 1er avril, au premier rang, aux plaidoiries de la Cour suprême sur sa tentative de remise en question du droit du sol.
Le conseil est composé de neuf juges : six conservateurs et trois progressistes.
Ils sont chargés de trancher le recours gouvernemental contre les décisions des juridictions inférieures, chacune ayant conclu à l’inconstitutionnalité du décret présidentiel.
Ce texte, signé par Donald Trump, le jour de son retour à la Maison-Blanche, supprime le droit du sol pour les enfants d’immigrés en situation irrégulière, décision prise dans la continuité de sa guerre contre l’immigration.
Ce droit, inscrit au 14e amendement de la Constitution américaine, garantit la citoyenneté à toute personne née aux Etats-Unis.
Adopté en 1868 après la guerre de Sécession, le texte a pour objectif de protéger les droits des anciens esclaves et de leurs descendants. “Notre système judiciaire américain est devenu stupide” Sur le plan légal, la victoire du président des Etats-Unis semble d’ores et déjà compromise.
En 1898, l’instance suprême avait consacré le droit du sol en le faisant définitivement entrer dans sa jurisprudence.
Conscient de cette issue probable, Donald Trump anticipe son échec depuis plusieurs semaines.
Le 23 février, il cinglait sur son réseau Truth social : “Cette Cour suprême trouvera le moyen de parvenir à la mauvaise conclusion.” Et un tel désaveu risquerait d’endommager un peu plus la relation - au bord de la rupture - entre Donald Trump et les juges de la Cour suprême.
Ces tensions préexistantes s’expliquent, en partie, par le fait que l’instance a jugé que les droits de douane instaurés par le président étaient illégaux .
Le 20 février, la cour a exigé qu’il rembourse aux importateurs américains les 165 milliards collectés grâce à cette politique tarifaire illicite .
Une décision que Donald Trump n’a pas manqué de critiquer publiquement. “Ils me rendent malade parce qu’ils sont mauvais pour notre pays”, avait-il alors déclaré en faisant allusion à Neil Gorsuch et Amy Coney.
Cette défaite est d’autant plus embarrassante pour le président qu’il avait personnellement nommé ces deux juges à la Cour suprême.
Et Donald Trump ne dissimule pas sa rancune.
Lundi, il écrivait encore : “Le monde entier rigole en voyant à quel point notre système judiciaire américain est devenu stupide (DROITS DE DOUANE !)” Donald Trump lâché par les conservateurs Cet
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