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Comment les développeurs fantômes de Kim Jong-un infiltrent les entreprises européennes

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Sur le réseau social des codeurs GitHub , on trouve parfois d’étranges offres de travail.

Comme cette “opportunité de collaboration”, partagée par XiuTing Chan, qui se présente comme le directeur technique de l’entreprise singapourienne DeeGix.

Le développeur cherche des partenaires basés en Europe ou aux États-Unis .

En échange d’un salaire de 5 000 dollars par mois, les recrues doivent seulement “passer deux ou trois heures par mois en face du client, pour répondre à ses questions”.

Un emploi garanti “sans stress technique”, selon la fiche de poste : tout le travail de développement doit être effectué en interne par les équipes de XiuTing Chan.

Sauf que ce dernier ne travaille pas réellement chez DeeGix.

L’homme sur la photo de profil GitHub a probablement été créé par une intelligence artificielle , et, selon LinkedIn, XiuTing Chan travaille pour une autre entreprise.

D’après les recherches de Flare et d’IBM, l’offre d’emploi a été écrite par un type particulier d’agent nord-coréen, afin de recruter des collaborateurs occidentaux.

Cette offre d’emploi est l’une des rares facettes visibles d’un vaste réseau de travailleurs de Corée du Nord , chargés d’intégrer les entreprises occidentales en tant qu’ingénieurs informatiques.

Dans un unique but : gagner un salaire et enrichir le régime de Kim Jong-un .

Les recrues trompées Ces “IT workers” nord-coréens, comme ils sont désignés en anglais, représentent une menace accrue pour les entreprises américaines et européennes.

Contrairement aux hackers, leur mission principale n’est pas de détourner de l’argent ou d’infecter les entreprises avec des rançongiciels , mais d’être des employés modèles.

Diverses techniques leur permettre de se fondre dans la masse et d’empocher chaque année des sommes considérables.

Une note du gouvernement américain de 2022 estimait que chacun d’eux pouvait gagner jusqu’à 300 000 dollars par an.

Une manne pour le régime de Pyongyang, puisqu’il existait en 2023, selon l’ONU, entre 3 000 et 10 000 travailleurs de ce type.

En Corée du Nord, ils sont jugés comme des rouages essentiels et des héros.

Pourtant, ces employés de l’ombre vivent dans de piètres conditions.

Un rapport de DTex indiquait qu’en 2025, le régime avait doublé les quotas mensuels pour les travailleurs installés en Chine, où la plupart des IT workers sont installés afin d’avoir accès à Internet.

Ils sont loin de rouler sur l’or : sur 5 000 dollars volés, chacun ne touche généralement que 200 dollars.

Le

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