L’Iran frappe un avion radar américain : un coup dur pour le Pentagone
Une infrastructure d’un demi-milliard de dollars, dilapidée en quelques instants par un missile iranien.
Selon plusieurs médias américains, un AWACS de l’US Air Force - un appareil de surveillance et de commandement crucial - figurait parmi les aéronefs touchés lors d’une attaque de missiles et de drones iraniens contre la base de Prince Sultan en Arabie saoudite, le vendredi 27 mars.
La destruction de cet avion radar, un E-3 Sentry de l’US Air Force, pourrait nuire à la capacité des Etats-Unis à détecter à distance les menaces iraniennes entrantes, un élément central de la supériorité aérienne américaine dans la région.
Des images de l’avion géolocalisées par CNN montrent sa queue arrachée et son dôme radar rotatif au sol. “Un coup dur pour les capacités de surveillance américaines”, analyse auprès de la chaîne de télévision américaine Cedric Leighton, ancien colonel de l’US Air Force. “Cela pourrait potentiellement avoir un impact sur la capacité des Etats-Unis à contrôler les avions de combat et à les guider vers leurs cibles, ou à les protéger contre les engagements d’avions et de systèmes de missiles hostiles”.
Crucial pour la surveillance L’E-3 Sentry est en effet un Boeing 707 modifié, équipé d’un radar rotatif, capable de détecter des cibles à plus de 375 kilomètres, selon l’US Air Force .
Il assure une surveillance de la surface terrestre jusqu’à la stratosphère. “Cet appareil fournit au Centre d’opérations interarmées une image précise et en temps réel du champ de bataille (…) Cela inclut les informations de position et de suivi des aéronefs et navires ennemis et navires amis.
Ces informations peuvent être transmises aux principaux centres de commandement à l’arrière ou à bord des navires”, détaille l’aviation américaine.
En cas de crise, ces données peuvent également être transmises au gouvernement.
Les Etats-Unis ont possédé jusqu’à 30 aéronefs de ce type, utilisés lors d’opérations en Irak, en Afghanistan, en Libye et en Yougoslavie.
Ils n’en disposent plus que de 16, et tous ne sont pas disponibles en permanence, en raison de leur âge (la production de l’appareil a pris fin en 1992) et de la pression qu’exercent les opérations extérieures américaines.
Six E-3 étaient stationnés à la base aérienne de Prince Sultan en Arabie saoudite avant l’attaque de vendredi, chacun d’une valeur de 540 millions de dollars.
Le nouveau modèle AWACS (le Boeing E-7 Wedgetail) devrait coûter plus de 700 millions de dollars pièce, selon le Wall Street
原文链接: L’Express
