Prix de l'essence : de l'Allemagne à l'Italie, comment nos voisins tentent de limiter la hausse

“Ce n’est pas notre guerre, nous ne l’avons pas choisie”, clament en chœur les dirigeants européens depuis le début des frappes américaines et israéliennes sur l’Iran .
Une position qui ne place pas notre continent à l’abri des conséquences dramatiques de ce conflit au Moyen-Orient et du blocage du détroit d’Ormuz .
Les premiers effets se ressentent dans les stations-service, où les prix de l’essence s’envolent : en quelques semaines, ils ont augmenté de plus de 10 % en moyenne en Europe.
Ce n’est qu’un début.
La première crise pétrolière de 1973 avait poussé la France à se lancer dans l’énergie nucléaire, afin de réduire sa dépendance énergétique envers le Moyen-Orient.
Aujourd’hui, les autorités françaises hésitent, inquiètes de mettre à mal les finances publiques et comptant sur l’engagement informel des distributeurs à plafonner les prix.
Mais certains gouvernements européens, en particulier dans les pays d’Europe centrale et orientale, se précipitent pour limiter l’impact sur les automobilistes.
Tour d’horizon.
Slovénie : des prix bas qui attirent les voisins En pleine campagne électorale, le gouvernement slovène a pris une décision radicale : bloquer les prix de l’essence à 1,48 euro le litre grâce à une baisse des taxes.
Si la mesure est très populaire (le Premier ministre sortant, Robert Golob, l’a emporté de justesse le 22 mars), elle attire aussi les automobilistes étrangers et crée déjà des pénuries dans certaines stations-service près des frontières avec l’Autriche et l’Italie, les voisins croates et hongrois ayant eux aussi bloqué les prix à la pompe.
Les autorités slovènes hésitent maintenant à piocher dans leurs réserves stratégiques.
Royaume-Uni : la grande pénurie des années 1970, une incitation à la prudence En 1973, face au premier choc pétrolier, Londres avait mis en place un contrôle très strict des prix à la pompe.
Des stations-service avaient dû fermer, faute de revenus, ce qui avait entraîné de graves pénuries nationales et une récession.
Le gouvernement avait été balayé dès les élections de février 1974.
Depuis, les dirigeants sont plus prudents : en 2022, le gouvernement de Boris Johnson avait réduit la taxe sur les carburants de 5 pence par litre… sans que personne n’ait réussi à la réintroduire depuis.
Face à la crise actuelle, le gouvernement travailliste patiente avant de prendre des mesures fortes mais réfléchit toutefois à mettre en place un rationnement d’urgence : les automobilistes ne pourraient pas acheter
原文链接: L’Express
