"Donald Trump est un perdant vindicatif" : l’avertissement de Suzanne Nossel sur l'Iran
Près d’un mois après le lancement de l’opération “Fureur épique” , il devient de plus en plus difficile d’entrevoir ce que pourrait constituer une victoire de Donald Trump en Iran, d’autant plus que, ce 25 mars, la télévision d’État iranienne a annoncé que Téhéran avait rejeté la proposition de paix américaine. À l’inverse, Suzanne Nossel s’inquiète surtout du scénario d’un échec.
Dans une analyse récente publiée dans Foreign Policy , où elle intervient comme chroniqueuse, cette experte en politique étrangère américaine au Chicago Council on Global Affairs met en garde : “A mesure qu’il (Donald Trump) se retrouve acculé, il devient essentiel d’anticiper sa réaction face à la perspective d’une défaite en Iran et de se préparer à la possibilité que sa réponse rende le conflit encore plus dangereux”.
S’appuyant sur les échecs passés du président américain, Suzanne Nossel estime que celui-ci dispose d’un ensemble de stratégies bien établies lorsque la tournure des événements lui est défavorable.
Dans un entretien accordé à L’Express, cette spécialiste détaille les risques que de tels comportements pourraient faire peser à la fois sur la sécurité nationale américaine et sur la sécurité internationale s’ils venaient à s’appliquer au conflit iranien.
L’Express : Selon vous, les réactions passées de Donald Trump face à l’échec peuvent éclairer ce qui pourrait se produire au Moyen-Orient.
Comment cela pourrait-il se vérifier dans le dossier iranien ?
Suzanne Nossel : Évidemment, il faut voir comment la situation en Iran va évoluer, et le passé ne prédit pas toujours l’avenir.
Cela dit, Trump a un mode de fonctionnement assez bien établi lorsqu’il est confronté à l’échec, et il s’est montré à maintes reprises mauvais perdant.
Un perdant particulièrement vindicatif.
Certains de ses comportements passés sont particulièrement préoccupants dans le contexte iranien.
Par exemple, s’en prendre à ses subordonnés et à ceux qu’il croit pouvoir contrôler, menacer de représailles, essayer de leur tordre le bras pour les pousser à agir contre leur meilleur jugement.
Si cela devait se produire à l’égard d’officiers militaires, ce pourrait être vraiment dangereux.
Cela pourrait fausser leur gestion du champ de bataille, mettre en péril des soldats américains, provoquer une expansion du conflit, et passer outre le jugement d’experts militaires chevronnés qui cherchent à en limiter les excès.
C’est une première préoccupation.
Une autre est son habitude de s’entêter dan
原文链接: L’Express
