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VIH en Europe : ces nombreuses idées reçues qui ont la vie dure

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I=I, soit “indétectable égal intransmissible”.

C’est une équation simplissime que martèlent les associations de lutte contre le VIH mais que de nombreuses personnes peinent encore à résoudre.

Le principe est pourtant simple.

Une personne séropositive au VIH sous traitement voit sa charge virale baisser jusqu’à ce qu’elle ne soit plus détectable lors d’un prélèvement sanguin.

A ce stade, cette personne n’a aucune chance de développer un stade avancé de la maladie - le sida - et ne transmet plus le virus.

Cela fait une dizaine d’années que plusieurs associations européennes et américaines ont fait de cette équation un slogan, mais le message peine encore à passer.

D’après un sondage OpinionWay réalisé pour Sidaction à l’occasion de sa 32e campagne de collecte de dons, plus de trois jeunes de 15 à 24 ans sur quatre pensent que le VIH peut être transmis lors d’un rapport sexuel non protégé avec une personne séropositive sous traitement.

C’est faux… et quand bien même, cela n’encourage même pas le port du préservatif puisque son usage est en baisse dans de nombreux pays européens.

Malheureusement, cette idée reçue est loin d’être la seule à circuler.

On fait le point.

Non, un baiser ne suffit pas à transmettre le VIH En 2006, un eurobaromètre démontrait que pour environ 60 % des Européens, un simple baiser suffisait à transmettre le virus du Sida.

Vingt ans plus tard, cette idée reçue persiste encore.

Un quart des Finlandais ou des Suédois ainsi que 16 % des Danois ou des Britanniques le pensent, d’après les dernières enquêtes nationales sur le sujet.

En France, Sidaction relève que cette proportion monte à 39 % chez les résidents français de 15 à 24 ans.

Selon Gus Cairns, responsable de la prévention au sein du groupement européen pour le traitement du sida (EATG), “il arrive que les gens soient sincèrement ignorants sur le sujet, surtout les jeunes.

Mais parfois, ils s’accrochent à cette idée que le VIH est plus dangereux qu’il ne l’est en réalité.” C’est tout particulièrement le cas du mode de transmission.

On sait depuis les années 1990 que le VIH peut se transmettre lors d’un rapport sexuel non-protégé ou lors d’un échange de seringue, mais il ne se transmet pas par la salive.

Il n’est pas non plus possible d’être contaminé en s’asseyant sur des toilettes publiques.

D’après Sidaction, un tiers des 15 à 24 ans affirment pourtant le contraire.

Non, la contamination au VIH n’est plus une sentence La culture populaire a ancré durablement d

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