Populiste et autoritaire : Mohammad Bagher Ghalibaf, nouvel homme fort de l'Iran
Figure emblématique de la ligne dure iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf s’impose aujourd’hui comme l’un des très rares dirigeants encore en mesure de peser sur l’avenir du pays .
Alors que les frappes américaines ont décimé une large partie des élites politiques et sécuritaires de Téhéran , les personnalités capables à la fois de gouverner et de dialoguer avec l’étranger se comptent désormais sur les doigts d’une main.
C’est d’ailleurs à cela que le président du Parlement iranien doit d’être encore en vie à ce jour.
Alors qu’il figurait sur la “hit-list” d’Israël, aux côtés du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, le Pakistan, voisin de l’Iran, aurait demandé à Washington que les deux hommes soient épargnés. “Les Israéliens avaient leurs coordonnées et voulaient les éliminer.
Nous avons dit aux États-Unis que s’ils étaient tués eux aussi, il n’y aurait plus personne avec qui négocier “, a indiqué ce jeudi 26 mars un responsable pakistanais à l’agence Reuters.
Jusqu’à présent, un grand destin national semblait se refuser à Mohammad Bagher Ghalibaf.
Mais son ascension récente tient en vérité autant à l’élimination progressive de ses rivaux qu’à sa capacité à s’imposer dans un système fragilisé.
Dans ce contexte d’incertitude, le président du Parlement apparaît désormais comme une option crédible pour représenter le pays sur la scène internationale, d’autant que le sort du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei reste flou après plusieurs jours sans apparition publique. À Washington, Mohammad Bagher Ghalibaf est perçu par certains comme un profil pragmatique, capable à la fois de peser sur la direction de l’Iran et peut-être même de représenter un point de contact avec Téhéran pour la gestion de la suite du conflit.
Profil aussi ambitieux que répressif Actif depuis plus de trois décennies au cœur des structures politiques et sécuritaires iraniennes, le président du Parlement, 64 ans, apparaît comme l’un des rares dirigeants encore en position de contrôle dans un système fortement affaibli par la disparition de nombreuses figures clés.
Son parcours lui confère une solide légitimité au sein du régime : né en 1961, il est engagé très jeune chez les Gardiens de la révolution, où il a occupé des postes importants pendant la guerre contre Irak avant de devenir chef de la police iranienne jusqu’en 2005.
Il s’illustre ensuite comme maire de Téhéran pendant plus d’une décennie, période marquée à la fois par des projets d’infrastructures am
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