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Cuba, l’obsession de Marco Rubio : ce qui se joue vraiment dans les prochaines semaines

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Cuba, l’obsession de Marco Rubio : ce qui se joue vraiment dans les prochaines semaines

Certains le surnomment déjà le “vice-roi de Cuba” , en référence à l’époque coloniale où la couronne espagnole avait divisé son empire en quatre vice-royautés : Nouvelle-Espagne (capitale : Mexico), Pérou (Lima), Nouvelle-Grenade (Bogota) et Rio de la Plata (Buenos Aires).

Pleinement autonome, Cuba, pour sa part, bénéficiait d’un statut privilégié, compte tenu de sa situation géographique unique et de son port militaire et commercial.

Ces atouts font toujours de cette île un “hub” stratégique, à 150 kilomètres des côtes de la Floride et non loin de l’Amérique du Sud. “Vice-roi” ?

Le titre est évidemment exagéré.

Mais, ces derniers mois, le Secrétaire d’Etat (ministre des Affaires étrangères) américain ressemble de plus en plus à un vice-président, au point d’avoir éclipsé – provisoirement ? – le vrai titulaire du poste, J.-D.

Vance.

Depuis la capture à Caracas, le 3 janvier, du président vénézuélien Nicolas Maduro et son transfert dans une prison new-yorkaise, on ne voit que lui, ou presque, parmi les ministres de Trump.

Aujourd’hui en odeur de sainteté alors qu’il s’était écharpé avec ce dernier lors des primaires républicaines il y a dix ans, Marco Rubio est le seul à avoir été cité par le président Donald Trump lors de son discours sur l’état de l’Union, le 24 février.

Le chef de la diplomatie a su se rendre indispensable : depuis quatorze mois, “Little Marco”, comme le surnommait Trump jadis, est la cheville ouvrière de la doctrine “Donroe” (contraction de “Donald” et “Monroe”), ce succédanée de la doctrine du président James Monroe (1817-1825) selon laquelle la mer des Caraïbes, le golfe du Mexique et le reste de l’Amérique latine sont “l’arrière-cour” des Etats-Unis.

Marco Rubio connaît mieux Cuba que ses conseillers Eviction des sociétés portuaires hongkongaises aux deux entrées du canal de Panama, retour des “majors” américaines Chevron et ExxonMobil au Venezuela, embargo pétrolier contre l’île de Cuba : le faucon républicain est associé à ce que le président américain vante comme d’éclatants succès – surtout comparés à sa guerre en Iran qui ne se passe pas aussi bien qu’espéré. “Je pense que j’aurai l’honneur de m’emparer de Cuba, déclare Donald Trump le 16 mars à propos de ce pays “sans argent, sans pétrole, sans rien” qui est toutefois “une île magnifique”. “Je pourrai en faire ce que je veux.

Cuba va tomber très prochainement”, prédit-il le lendemain.

Voire.

Certes, des négociations plus ou moins secrètes sont en cours avec le clan

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