Municipales à Marseille : Sébastien Delogu, l'insoumis au centre du duel
A Marseille, la bataille du second tour des élections municipales a pris un tour plus frontal encore jeudi 19 mars. Sur le plateau de France 2, le maire sortant Benoît Payan et son rival du Rassemblement national Franck Allisio se sont affrontés sur une accusation centrale dans l’entre-deux tours : celle d’une prise de contrôle de la mairie par La France insoumise (LFI) en cas de victoire du Printemps marseillais. “Derrière vous il y a Jean-Luc Mélenchon”, a lancé le candidat RN. “Il n’y aura pas une seule personne issue de ses rangs”, a répliqué Benoît Payan, cherchant à couper court à une polémique nourrie depuis le retrait des insoumis. Car tout s’est joué mardi 17 mars. Après plus de vingt-quatre heures de suspense, Sébastien Delogu a finalement convoqué la presse dans un théâtre associatif du quartier de Belsunce. Dans une atmosphère lourde, le candidat de La France insoumise a annoncé son retrait de la course à l’Hôtel de Ville marseillais. Une décision dictée par la crainte de voir le Rassemblement national l’emporter, alors que Franck Allisio est arrivé en deuxième position au premier tour avec 35,02 % des suffrages. Arrivé quatrième, Sébastien Delogu renonce donc à se maintenir au second tour, mettant fin à l’hypothèse d’une quadrangulaire incertaine. “Face à l’irresponsabilité d’un homme, nous serons responsables pour un million”, a-t-il lancé, visant directement le maire sortant, Benoît Payan, qui a refusé toute fusion avec les listes insoumises. “Accord secret” Ce retrait, immédiatement instrumentalisé par le candidat RN lors du débat, est devenu l’un des axes majeurs de la campagne du second tour. Alors qu’elle était silencieuse depuis son échec du premier tour, Martine Vassal , présidente de la Métropole et candidate de centre-droit pour la mairie de Marseille, a publié un tweet accusant le maire de “s’aligner sur les plus radicaux pour sauver sa place”, et évoquant l’existence d’un “accord secret” entre les deux forces de gauche. Une ligne d’attaque q
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