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Des "neurones" qui jouent au jeu vidéo "Doom" ? La vérité scientifique derrière les annonces de Cortical Labs

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Le 25 février, l’entreprise australienne Cortical Labs secouait Internet en dévoilant ses dernières avancées dans la course à l’informatique biologique. Au programme : six minutes de vidéo au montage nerveux et à la musique épique dans lesquelles les développeurs de la start-up racontent, gants bleus et blouse blanche de rigueur, avoir “cultivé” des cellules cérébrales humaines sur des puces informatiques, avant de les entraîner à “jouer” à Doom , jeu vidéo culte des années 1990. A première vue, les images sont spectaculaires. Les développeurs connectent 200 000 neurones de laboratoire encapsulés dans une boîte à un boîtier électronique. Puis, magie de la science, à l’écran, le héros de cette simulation prisée des geeks se met à courir, arme au poing, bien décidé à abattre ses ennemis. Immédiatement après leur publication, ces extraits font le tour du monde, provoquant stupeur, enthousiasme ou effroi. En une publication, ce qui n’était qu’un délire de science-fiction semble s’imposer au réel. Sur les plateformes, ces cellules humaines qui tirent sur des aliens virtuels depuis leurs bains de nutriment, cumulent désormais des millions de vues. Et relancent la machine à fantasme. Des articles font l’éloge d’une révolution, d’autres décrètent l’avènement d’une nouvelle ère. Il y aurait, dans ces morceaux de cervelles branchés à des câbles électriques des intelligences artificielles organiques , des IA constituées, non pas de silicium, mais de véritables cellules. Des affirmations livrées dans le vertige de l’instant, mais qui n’ont jamais été confirmées par les experts. Comment de telles prouesses sont-elles possibles ? Surtout, quelles sont les capacités réelles de ces dispositifs et à quoi peuvent-ils servir ? Que peuvent ressentir ces neurones, plongés dans les couloirs exigus de Doom ? Pour en savoir plus, L’Express s’est entretenu avec plusieurs scientifiques du domaine, à commencer par l’un des pères de cette “créature”, Alon Loeffler, spécialiste en biologie synt

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