Prix du pétrole, inflation... L'économie américaine est-elle assez solide face à la guerre au Moyen-Orient ?
Pour le moment, elle assure ne pas s’en préoccuper. Alors que les objectifs de la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran demeurent nébuleux, l’administration républicaine à Washington balaie d’un revers de main les possibles conséquences sur l’économie américaine. Y compris la récente flambée du pétrole , dont Donald Trump ne semble pas inquiet. “Les États-Unis sont de loin le plus grand producteur de pétrole au monde, donc lorsque les prix du pétrole augmentent , nous gagnons beaucoup d’argent”, a développé le dirigeant américain le 12 mars, sur sa plateforme Truth Social. “MAIS, en tant que président, ce qui est beaucoup plus important pour moi, c’est d’empêcher un empire du mal, l’Iran, de se doter d’armes nucléaires et de détruire le Moyen-Orient, voire le monde entier.” Pour lui, l’intérêt stratégique de l’intervention israélo-américaine contre la République islamique serait donc bien supérieur aux répercussions dans le portefeuille des Américains. Flambée des prix du pétrole… et de l’énergie ? Pourtant, la perspective d’une guerre qui se prolonge au Moyen-Orient suscite nombre d’inquiétudes de l’autre côté de l’Atlantique. Comme pour beaucoup de puissances occidentales ou émergentes, le blocage partiel du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, n’est pas sans effet sur les tarifs du carburant au sein des frontières américaines. Les cours des hydrocarbures explosent : ce mercredi, le prix du baril de Brent a dépassé les 107 dollars, tandis que son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), est monté au-dessus de 97 dollars. Des chiffres très élevés, qui témoignent de marchés sous extrême tension face à l’arrêt d’une partie de la production dans la péninsule arabique et des bombardements sur certaines infrastructures. Certes, Washington peut compter sur ses propres gisements de pétrole pour limiter la casse, voire profiter de la hausse des cours au moment d’exporter l’or noir issu de sa production. Mai
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