Escorter des navires dans le détroit d'Ormuz : pourquoi la solution proposée par Donald Trump est risquée
Une promesse à ce jour sans lendemain. Vendredi dernier, Donald Trump a affirmé que la marine américaine allait “très bientôt” commencer à escorter des pétroliers dans le détroit d’Ormuz, cette voie de passage cruciale par laquelle transitent 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux. Malgré sa volonté de fournir des escortes navales aux navires commerciaux afin de relancer la production pétrolière, aucune protection n’a été mise en place à ce jour. Il faut dire que cette opération est délicate et risquée, selon les experts. Interrogé par le Financial Times , le directeur général de l’Organisation maritime internationale (OMI), une organisation onusienne, a indiqué que les escortes navales dans le détroit d’Ormuz ne garantiraient pas “à 100 %” la sécurité des navires tentant de le traverser. Selon Arsenio Dominguez, l’assistance militaire n’est “pas une solution à long terme ou durable” pour ouvrir ce très stratégique détroit. “Cela réduit le risque, mais le risque existe toujours. Les navires marchands et les marins peuvent être touchés”, a déclaré le responsable panaméen au FT . “Nous sommes des victimes collatérales d’un conflit dont les causes profondes n’ont rien à voir avec le transport maritime”, a-t-il par ailleurs regretté. Depuis le début de la guerre, l’Iran a bombardé au moins 18 navires dans la région du Golfe, et son nouveau Guide suprême, Mojtaba Khamenei, a déclaré le détroit “fermé” à la navigation, même si, selon Téhéran, seuls les navires non américains ou israéliens ou ceux de leurs partenaires ne sont pas autorisés à traverser. La pénurie mondiale de pétrole a fait grimper le prix du Brent au-dessus de 100 dollars le baril, suscitant des craintes de chocs économiques mondiaux . Dans une interview accordée au FT lundi, Donald Trump a menacé l’Otan d’un “avenir très sombre” si les alliés ne se joignaient pas à l’effort américain . Dans son viseur, notamment : le Japon, la Corée du Sud, les pays européens et même des rivaux comme la Chine
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